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DERNIERE MISE A JOUR:
18/02/2005
   

=> Un comité de bénévoles

- 1 Président depuis 1987, Raymond MOREL
- 8 Commissions
- 23 clubs
- 1698 Licenciés à fin mai 2005
- 492 Jeunes de moins de 16 ans à fin mai 2005
- 567 Féminines
- 5 tireurs élites 2005
- 3 challenges
- 2 tournois des débutants
- 5 gants de Bronze
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=> Une équipe


=> Jean-Pierre Tourtet : Qui suis-je ?

Qui suis-je?
Pour beaucoup certainement une grande “gueule”; un indéracinable, un incontournable dans tous les milieux qui touchent â la BoxeFrançaise. Savate, pour certains un empêcheur de tourner en rond, pour d’autres un rouage essentiel au fonctionnement de la Boxe Française Savate, ou avec qui on peut se décharger de certaines responsabilités.
En fait, rares sont les personnes qui ne me connaissent pas, qui n’ont pas eu l’occasion de me croiser, de me rencontrer, soit au cours d’un stage, d’un examen, d’une compétition ou d’une réunion. Mais est-ce pour cela que l’on doit m’affubler du titre de “baron de la boxe française”? ou parce que justement je suis omniprésent, salué, respecté partout où je vais?
Mon parcours
J’ai commencé la boxe française en 1967, avec les premiers C.P.S. (Centres de Perfeconnement Sporif) de boxe française, mis en place par Marcel LE SAUX, au profit des professeurs d’EPS, de la ville de Paris, ça se passait Place des Vosges, dans les locaux du CNBL, chez Bernard PLASAIT.
Premier stage à Font Romeu en 1969, ouverture du club de l’ES. Vitry en 70 (il existait à cette époque dans le Val de Marne un seul club privé “Le Stadium’ qui était dirigé par Roger LAFOND, sous les couleurs “Avec Panache”, avec, entre autre, Fernand SERRANO comme moniteur.)
Dès fin 70, je rentre au CD. du CNBF, avec Michel MARLIERE comme président et je m’attaque aussitôt à deux tâches que j’estimais essentielles
- mettre à jour tous les règlements techniques sportifs et administratifs de l’époque, les
réunir en document ct le faire diffuser.
- mettre en place une commission des grades (enseignants, compétiteurs, arbitres).
Parallèlement je poursuis ma formation et je participe en 1973 comme membre d’encadrement des stages fédéraux, sous la responsabilité de M. LE SAUX, fonction que j’ai constamment assurée jusqu’en 1981 ; entr.’ temps, avec la création des Brevets d’Etat de la loi Mazeaud, je deviens jusqu’en 85 membre du jury du brevet d’état 10, puis 2°.
Mais revenons en arrière : 1972, séparation du CNBF vis à vis de la FFJDA et création de la FNIIF. Il litilait structurer la Boxe Française Savate et j’ai pris à cette époque, avec R. GENAUDEAU, la responsabilité des clubs et régions. Le premier listing des clubs et l’état des effectifs, tenu à jour et diffijsé systématiquement, date de cette époque. La mise en place des régions, la nomination des DTR a suivi très vite, en se servant de l’exemple du judo, qui, il faut l’admettre, était à ce moment un modèle administratif (il l’est encore j’en suis persuadé) et pour lequel nous devons rester débiteurs Mais nous en reparlerons plus loin.
1975 : ma nomination aux fonctions de CTD du Val de Marne par la Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports 94, sous l’impulsion de Marcel LE SAUX, en même temps que J. ARNAUD pour la Seine et Marne. C’est un tournant important dans l’histoire de la boxe française, car nous étions les deux premières personnes reconnues par les pouvoirs publics de l’époque, après Marcel LE SAUX, puisque lui a été nommé CTR de judo
détaché à la boxe française en 1966, et reconnu comme CTR de boxe française seulement en 73. Dc plus alors que la boxe française était toujours enseignée l’ENSEP jusqu’en 1968, elle perdit sa valeur universitaire et sa reconnaissance comme discipline sportive éducative lors de sa suppression au CAPEPS, et nous étions les premiers à redonner une connotation officielle à la boxe française. C’est également â cette époque que le CDBF 94 s’est constitué officiellement, en étant le premier Comité Départemental de France (12.5.75).
1976 : après la reconnaissance de la FFBFDA par le Ministère Jeunesse et Sports en Février 75, nous devions travailler à la réunification boxe française et savate. Ayant animé et organisé sous le couvert de la FSGT, la première rencontre mixte de Boxe Française Savate en 1975 à Bagneux (avec les clubs ES VITRY US CRETEIL - US GENTILLY - ES NANTERRE pour la boxe française et CSA RUEIL - AC BOBIGNY - USC FLANDRES - COM BAGNEUX pour la savate), j’ai participé en compagnie de M. SARRY, B. ALIX, P. AUGAIX et M. LE SAUX aux commissions techniques de 1977, pour unifier les deux disciplines, et contribuer à la création de la FFBFSDA.
Durant toutes ces années, et parce que le travail de formation dirigé par M. Le SAUX fut très important, la boxe française, si elle s’est maintenue dans le milieu universitaire, avec ses championnats d’Académie et ses championnats de France, se développa énormément en milieu scolaire (dès 1968) au sein de l’USEP, grâce aux très nombreux professeurs d’EPS formés, et dont certains sont encore en activité (Y. GARDETTE, JP LABARRE, M ROGER, G. RICHARD, etc...)
Par exemple, l’USEP 94, dont j’étais un des principaux animateurs (avec D et D G!RAULT, R COQUOZ,), a mis en place les premières compétitions féminines dès 1973 ce qui était presque un scandale à l’époque, car les filles n'avaient le droit qu’aux démonstrations ! Les championnats scolaires USEP sont à l’origine des championnats jeunes de la boxe française, dont les premiers ne furent officialisés qu’en 1980 à Nancy, sous l’égide d’A. HENIN.
Entre temps et en 11e de France surtout, car les conditions s’y prtaient plus facilement, les challenges de masse se développaient, pour les tireurs gradés de couleur qui se rencontraient en assaut (le premier challenge Inter-départemental Est, avec le 91, le.94 et le 77 a eu lieu A Draveil en 1976.
C’était pour nous l’occasion de faire évoluer l’arbitrage, les modalités de jugement, et toutes ces expériences ont permis A la FFBF d’évoluer progressivement. Parallèlement, avec d’une part l’augmentation des effectifs, et l’arrivée des tireurs “savate” les grades, les niveaux techniques, de nouvelles catégories de compétition ont pu voir le jour c’étaient les “espoirs” et “jeunes espoirs” de l’époque pour les grades jaune en combat technique. Et je vous renvoie aux annexes pour apprécier l’évolution des techniques de la boxe française depuis 1965 jusqu’à nos jours.
Mais revenons au Val de Marne, qui, avec la création de son Comité Départemental, le CDBF 94 en Mai 75, reste le pionnier dans de très nombreux domaines. Le premier bulletin de liaison, le CDBF 94, est sorti dès septembre 75, avec six numéros, par saison sportive, ses cahiers pédagogiques, ses impressions en fac-similé, ses posters, ses briquets boxe française. Qui n’a pas feuilleté et même utilisé ces revues pour se tenir Informé, pour se préparer aux examens ? La revue CDBF 94 a tenu 11 ans, avec 67 numéros parus, tirés chacun à 1500 exemplaires. Dans les années 80, il y avait jusqu’à 500 abonnés dans toute la France. L’arrivée de la Boxe Française Savate, revue fédérale, sa mise à l’index par la FFBFSDA comme journal d’opinion, les coûts de plus en plus élevés de son impression ont mis un terme au CDBF 94.
Mais de toutes les revues de boxe française savate, en passant par le tout premier le PBFI de J.M ROUSSEAU, (20 numéros environ), ARAMIS de Christian PATUREL (8 numéros je crois), Boxe Française Savate (19 numéros), c’est le CDBF 94 qui reste la revue la plus conséquente.
Le CDBF 94, par sa conception démocratique (il a toujours débattu en collégialité tous ses problèmes) par sa conception pédagogique et son suivi de formation (liaison permanente avec tous les clubs, de nouvelles sections, etc..) par la gestion de compétitions départementales spécifiques de masse: 6 par an, pour tous, petits et grands, du débutant grade bleu au confirmé grade jaune (mise en place de nouveaux systèmes de jugement, utilisation des jeunes arbitres en formation plus tard repris par la CNA avec les J. Arbitres Stagiaires), par le bénévolat constant de tous ses dirigeants (aucune indemnité, si ce n'est un bon “gueuleton” en fin d’année, à l’issue de l’assemblée générale annuelle), par sa convivialité, sa solidarité dans tous les conflits, le CDBF 94 donc, reste le premier Comité Départemental de France, tant pour son esprit sportif que pour son esprit d’initiative. Sans doute y suis-je pour une grande part, mais je n’aurais jamais pu obtenir ces résultats sans un entourage motivé, volontariste, qui m’a toujours suivi, en me soutenant et en s’impliquant dans toutes les actions novatrices.
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Dans les années 1980 (c’est l’époque de la valse des Présidents...), j’abandonne mes fonctions fédérales, étant quasiment le seul dans l’opposition au sein de ce Comité Directeur, et je me consacre plus particulièrement au CDBF 94, et à l’Ile de France. Cela m’a permis d’être plus critique, plus opportuniste, et de dénoncer certaines dérives. D’ailleurs cela ressortait dans tous les articles de la revue CDBF 94, et à terme ce fit sanctionné comme vous le savez.
Une des raisons de ce choix délibéré fit l’évolution de la boxe française savate, avec la réunification de la boxe française et de la savate, avec l’intégration passagère de la boxe américaine (2 ans et encore le CNBA n’était qu’un prétexte), la volonté des dirigeants de se tourner vers le sport spectacle, au détriment de la technique, de l’esprit sportif, de l’amateurisme et du respect des règlements.
Il est vrai qu’en 1970, j’était alors très sectaire, éducateur sportif dans l’âme, perfectionniste dans le geste, et inconditionnel d’un bonne technique pour obtenir un bon combattant. C’est d’ailleurs ce comportement, cette conception, cet engagement sportif qui m’a permis de former et de motiver un très grand nombre de cadres et de dirigeants, et de conserver, au travers d’eux et de leurs élèves, une image de marque quasiment inaltérée (récemment, un de mes anciens élèves m’a présenté aux siens comme son papa pour la boxe française, n’est-ce pas Eric LE BAIL ?).
Mais comme tout autodidacte, j’ai su évoluer, en étant quelquefois un précurseur, et même parfois à contre courant, tout en restant intransigeant sur mon éthique sportive. Par exemple, dans le milieu de la boxe française, chose qui était très peu pratiquée, je fis un des premiers à verser des bourses (si l’on peut l’appeler ainsi) à des boxeurs au cours d’un gala, et ça dès 1978... Mais les sommes restaient modiques, et de plus c’était une bourse de combat,, motivée par le résultat (c’est à dire 2/3 au vainqueur, 1/3 au perdant). Personne ne s’en est plaint... Il faudra attendre 93 et les championnats du monde pour retrouver ce système de motivation.
Inversement, les premières actions sportives, médiatiques au profit d’une oeuvre sont à l’origine de CDBF 94.
En 1983, le gala de la boxe française, au profit de l’ARC (Recherche pour le Cancer) qui s’est déroulé au pavillon Baltard de Nogent, a rapporté à l’époque un don de 15 000 francs et tous les participants, boxeurs, officiels, dirigeants, sponsors, ont joué le jeu avec un esprit et une abnégation respectables !
De même, dès la création des grades de Gants de Bronze (en 1981), le CDBF 94 a mis en place des sessions périodiques (une par mois et 8 par an) ; je me suis servi de l’exemple de la savate, dans sa conception, tout en respectant les règles en vigueur, pour assurer la pérennité de ces sessions, qui existent toujours, qui sont connues et fréquentées par tous les clubs de l’Ile de France, et de province (Lorient, Lanester, Périgueux, Tours, Orléans, Amiens sont les plus assidus). Là aussi l’esprit sportif y est présent, par son bénévolat, son souci de régularité, sa conception de combat à dominante éducative, l’utilisation de Jeunes Arbitres stagiaires, encadrés par des titulaires, et surtout par son esprit bon enfant et convivial... Un de mes plus grands plaisirs, c’est de voir Ch. GUILLAUME passer 2 à 3 heures dans la petite salle de boxe de St Maur, et apprécier l’ambiance de ces sessions, l’apprentissage de ces “jeunes” combattants. En plus les liens amicaux entretenus avec tous les dirigeants, les enseignants, les hommes de terrain sont une source de satisfaction et un garant pour le devenir de la boxe française savate.
Cette motivation, cette mobilisation, je les ai toujours ressenties auprès des dirigeants et enseignants du Val de Marne, en particulier sur les problèmes des jeunes. C’est sûr que ma conception d’enseignant, d’éducateur y est pour beaucoup, mais tous ces responsables s’y sont investis, et avec le charisme qui s’y rattache. Et ce n’est pas étonnant qu’ils sont parfois derrière moi, plus souvent devant pour défendre l’avenir de ces jeunes, et l’avenir de la boxe française savate en général. Et c’est sûr, je resterai à leurs cotés pour que les jeunes bénéficient d’une reconnaissance officielle, dans tous les domaines qui leur incombent.
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Entre 1980 et 85, la boxe française a connu un grand virage avec le “France-USA” de 1983 : plus de 7000 personnes présentes à Coubertin, 1500 spectateurs restés à la porte pour raison de sécurité, une couverture télévisée et de presse exceptionnelles. Les chiffres des licenciés sont là pour le montrer, ce fut une réussite médiatique incontestable (même si il y a quelques “couacs” gala de Marseille 15 jours après, retombées lors de l’assemblée générale de 83...). Et la boxe française savate n’a pas su modifier son comportement gestionnaire, en refusant de s’appuyer sur des spécialistes de la communication, du show business, pour transformer la boxe française, de sport traditionnel, en sport médiatique ; c’est malheureusement l’époque où la WKA prend les destinées de la boxe américaine, du K. boxing, avec toutes les dérives sportives que l’on connaît C’est ainsi qu’en 1988 j’ai organisé à Vincennes (94) les Finales du Championnats de France Juniors, avec l’appui d’un professionnel de la communication (car je ne suis pas formé pour ça !) Résultats: 5 séances par jour pendant 8 jours de promotion gratuite pour la boxe française dans le métro (“tube”), affiches, sponsors, salle archicomble.,. et aucun déficit à l’arrivée (en étant parti avec un investissement nul !).
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1980 / 1985, c’est l’avènement en 82 de P. GAYRAUD à la Présidence de la FFBFSDA (il restera président jusqu’en 1989 soit le plus long mandat présidentiel de l’histoire de la boxe française, devant M. MARLIERE). Ce fut à l’origine mon élève à l’E.S.Vitry, puis propulsé à la Commission Médicale Fédérale, avec M. CLAVEYROLLES, il a su imposer son style, restructurer la Fédération et diriger une grande famille parfois déchirée, avec autorité et constance. Ce fut réellement ressenti comme une période de stabilité, après les années passées, malgré un nouveau risque de sécession, avec, à l’assemblée générale de 1983 son combat et sa victoire contre l’opposition constituée par le quatuor “ROUX, AUGAIS, SARRY, GUERIN”. C’était effectivement très délicat, dans le choix des équipes, mais l’avenir m’a donné raison en soutenant P. GAYRAUD ... (même si dans les deux dernières années de son mandat, j’ai pris mes distances ... sur des questions fondamentales telles que sa position sur le K. Boxing).
Il ne faut pas oublier l’énorme travail engagé et mené à bien par P. GAYRAUD, tant sur la reconnaissance ministérielle de la boxe française comme sport à part entière, que sur la restructuration de la boxe française savate au niveau fédéral, et que sur son souci de maintenir la boxe française comme le meilleur sport de combat pieds et poings à l’échelle internationale. C’est sous son égide que la FIBFS est née en 85 (avec JM ROUSSEAU comme premier président), c’est lui qui est à l’origine des véritables championnats d’Europe, avec une structure officielle (les premiers championnats d’Europe remontent à 1970 avec S. SALVINI, au Cirque d'hiver... mais c’était un autre concept !). C’est grâce à sa ténacité, et celle de B. ALIX (comme D.T.N.) que la boxe française savate revient officiellement en 1985 à I’INSEP comme sport à part entière, à côté de la boxe anglaise (premier entraîneur national H. BRUANDET que j’ai eu comme élève en CM1 en 69 à Vitry, l’instit était alors A. DRUART et qui sont tous les deux passés par le club de boxe française de l’Esvitry).
C’est malheureusement à cause de P. GAYRAUD que la boxe française de terrain n’est plus représentée à sa juste valeur lors des grandes échéances nationales que sont les assemblées générales. Si à l’origine, son projet était de démocratiser la boxe française, en décentralisant au maximum les responsabilités, il n’a pas su mettre les “garde fous” nécessaires pour que cette représentativité soit réelle.., et aujourd’hui cette représentativité n’est pas l’émanation réelle du pratiquant de base, du dirigeant de club mais celle de quelques “notables” qui sont souvent catapultés, parfois manipulés soit pour des raisons politiques (très peu), soit pour des raisons (affinités ou responsabilités fédérales) le plus souvent par obligations réglementaires et statutaires.
Il a su se retirer à temps, en remettant à jour, et à flots, la FFBFSDA. C’est pour moi une garantie d’intégrité, et un esprit sportif tel que je l’ai toujours préconisé. En dehors des quelques altercations musclées (sommes toutes naturelles dans un milieu associatif), je conserve à P. GAYRAUD une grande estime et une énorme reconnaissance pour tout le travail bénévole accompli durant 7 ans, le temps officiel de son mandat, mais aussi son investissement militant depuis 15 ans (et moi qui étais très proche de lui, je peux attester qu’il a été total... merci Pierre, ainsi que Bastienne pour votre abnégation !).
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1980 / 1985, pour les raisons évoquées plus avant, c’est aussi le développement des différentes formes de compétitions et avec à la clef l’évolution technique, la remise en place des grades, l’amélioration des protections, tout cela au sein de commissions fédérales conçues par A. HENIN, à représentativité nationale (chaque région est représentée par son responsable régional). La FFBFSDA devient une véritable institution sportive, prête à accueillir et à doubler ses adhérents, avec ses 20 000 licenciés, elle espère atteindre les 50 000 très rapidement. Ce ne fut pas le cas car aujourd’hui encore, on atteint tout juste les 25 000, soit une augmentation de 20 % en 10 ans avec des hauts et des bas.
Les causes sont diverses, difficiles à cerner. Néanmoins on peut avancer plusieurs hypothèses, qui s’interfèrent, et qui peuvent apporter un début de solution:
- le pool des enseignants en activité n’évolue presque pas, il y a de moins en moins de motivation pour créer de nouvelles structures, sauf en cas de déplacement en province, le bénévolat s’essouffle, les jeunes enseignants sont moins engagés politiquement, sauf sous tutorat d’un ancien.
- de nombreuses structures se tournent vers une boxe française de loisirs, où l’adhésion à la FFBFSDA reste aléatoire: que ce soient les fédérations affinitaires, les salles de forme, les centres scolaires, universitaires, corporatifs, on ne licencie plus que les sportifs potentiels, pouvant participer aux compétitions fédérales, passer les grades ou examens fédéraux.
- l’attrait des autres compétitions pieds / poings, encore que je n’y ai jamais vraiment cru, à long terme, peut entraîner une hémorragie partielle.
- le manque de médiatisation, dans les grandes manifestations, peut effectivement faire penser que la FFBF n’a pas su, et ne sait toujours pas, attirer un public potentiel supplémentaire. C’est difficile à chififrer, il faudrait analyser année par année la représentativité des licenciés, leur renouvellement, leur fidélisation. A priori, tous les ans il y a 50 % des licenciés seulement qui renouvellent leur licence. II faudrait approfondir ces éléments pour le cas échéant modifier le recrutement et le fiabiliser.
Enfin, pour argumenter ces hypothèses, je m’appuie sur ces deux cas particuliers que je maîtrise assez bien : l’île de France et le Val de Marne: Tant dans l’un que dans l’autre, les effectifs sont restés stables, ont très peu évolué en glissant simplement du centre (Paris) vers la grande banlieue. On ne peut pas dire que chaque structure soit saturée, néanmoins la population sportive, adepte de la boxe française savate, bouge sensiblement, mais sans évoluer en quantité. Des clubs s’ouvrent, d’autres se ferment, certains s’étoffent, d’autres se spécialisent au gré de la demande, au gré de la motivation des enseignants, de la sensibilité et de la densité du tissu urbain, etc.
A preuve, l’île de France représentait en 80, 50 % des licenciés de la fédération. Aujourd’hui elle en représente 40 %, un gros tiers des licenciés fédéraux. De même, si l’on prend tes effectifs des compétiteurs, on tombe sur approximativement les mêmes pourcentages.
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Passons maintenant à la tranche suivante, la période 1985/90.
Cela reste pour moi une période de transition (départ de P. GAYRAUD, intérim d’A. SALOMON, élection d’A. GRIVEL) qui verra se profiler les futurs changements, une période de renforcement des structures administratives, l’étoffement des institutions sportives et le contrôle des pouvoirs publics, l’amplification des problèmes relationnels avec les autres sports pieds-poings.
Pour moi et pour le Val de Marne, la période 85/90 :
• c’est le début des grandes actions de développement international, avec les contacts en Yougoslavie,
• c’est la période compétitive la plus florissante, où le travail de fond fait dans les clubs arrive à maturité,
• c’est l’arrivée d’une nouvelle équipe dirigeante décidée, motivée, c’est la fin de la revue CDBF 94, et de son rôle d’alternance,
• c’est l’épanouissement de la politique jeunes, mise en place par le CDBF 94, avec des palmarès nationaut éloquents, le premier championnat officiel poussins,
• c’est des liens privilégiés avec la DDJS 94 et le Conseil Général du Val de Marne, consentis et acceptés après 10 ans d’un travail continu, détaillé dans un document-bilan exceptionnel,
• c’est également l’apogée d’une certaine démocratie sportive, avec répartition des tâches au sein du CDBF 94, responsabilisation de tous les dirigeants dans tous les compartiments du milieu associatif, et solidarité de tous les intervenants du 94, face aux attaques, aux jalousies, aux sous-entendus que ses résultats désignaient comme un comité réactionnaire ou révolutionnaire (selon le cas... mais de toute façon en disphasie avec la politique fédérale).
Personnellement, je n’avais plus aucune fonction officielle au sein de la FFBFSDA, si ce n’était mon titre de CTD du Val de Marne, ma fonction de juge arbitre, mes responsabilités au sein de la compétition IDF, Toutefois, par mon passé sportif, mon expérience de dirigeant, ma notoriété, ma présence quasi permanente dans toutes les manifestations, je restais incontournable dans toutes les propositions fédérales, et si les décisions étaient contraires à une certaine éthique, j’étais le premier à monter au front pour lutter, manifester et conserver la logique sportive.
Je n’ai jamais baissé les bras, en m’appuyant sur mon expérience, sur ma constance, sur ma volonté de conserver une certaine image à la boxe française savate.
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1/ En effet, dès 1985, suite à une longue amitié avec D. WEHR, de Strasbourg (c'est lui qui avait lancé en 1983 la boxe française en Yougoslavie, en organisant un stage là-bas avec JM JECKER et R. BINDER), le CDBF 94 a pris le relais de cette action de développement. Après avoir accueilli un responsable sportif croate Mr MILARDOVIC et son élève Imer BAHTIRI, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture des jeux du Val de Marne, organisée par le Conseil Général du Val de Marne, pour un combat en gala contre G. LEDUIGOU, à Sucy en Brie en Mai 85, nous sommes partis à l’aventure G. LEDUIGOU, D. GUILLON, B. DESTRAIT et moi-même, avons atterri à RIJEKA pour un stage de boxe française. A part l’entraîneur, nous ne connaissions rien du milieu sportif que nous allions rencontrer là-bas. Ce fit un stage de 10 jours, à raison de deux entraînements par jour, avec les difficultés de la langue (Gilles faisait les cours en anglais, moi en Allemand,.., mais avec aussi beaucoup de petits signes et de gestes !) entre 20 et 40 sportifs à chaque séance, tous plus motivés les uns que les autres, (à ce sujet, je me souviens d’avoir rencontré pour la première fois Mr RAZIC, moniteur de sports de combat à Zagreh, 180 km de Rijeka, qui venait chaque jour avec constance dans sa petite fiat polonaise pour se former à la boxe française et obtenir um diplôme d’initiateur. Aujourd’hui c’est le directeur technique de boxe française savate de Croatie.)
Etant donné l’accueil chaleureux, la motivation de ces sportifs, l’aspect prospectif de ce premier stage, deux autres ont suivi à Rijeka, ainsi qu’à Lubiana et Split, et deux rencontres sportives Val de Marne/Croatie se sont déroulées à Orly d’abord en Mai 86, à Rijeka ensuite en Juin 86.
Comme je l’ai déjà signalé dans un précédent rapport d’activité sur l’extension internationale, nous avions mis en place une prospective de développement sportif, avec un suivi pendant trois ans, la formation de cadres, d’athlètes, nous avions noué des liens étroits et amicaux avec ces dirigeants, sans autres aides que celles du CDBF 94, et du Conseil Général. Et tout fit “saccagé” par des appréciations politiciennes, en reconnaissant les structures serbes de Belgrade. Alors connaissant les tensions internes de l’ex-Yougoslavie, tout le travail fait en Croatie et en Slovénie, en jouant la carte sportive, est retombé quasiment à la case départ pour avoir choisi la voie politique, et le clan serbe, sans prendre en compte mes nombreuses mises en garde. C’est donc 5 ans de perdu, et il a fallu la ténacité de Mr RAZIC, de Zagreb, pour que la Croatie refasse surface dans les compétitions internationales, et bien naturellement la Serbie n’a jamais percé, ni concrétisé sa volonté de développer la boxe française savate (seul un club de Novi-Sad est encore en relation avec nous, et avec G. LEDUIGOU).
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2/
En revenant à l’aspect compétitif, cette période vient consacrer le travail de fond fait dans les clubs, avec les premiers résultats conséquents en championnat. C’est l’époque de G. LEDUIGOU, la boxe française Champagne, de JC FELICIE, de S. MORSLI, de P. MALIS, de V. NISOLE, de G. LITRICIN, pour les titres en seniors, sans oublier les juniors et les espoirs qui pointent leur nez (Sébastien FARINA, Stéphane LAHOUASSA, Claude N’DJEINTI, Flavien GRANET, Clément VENNETILLI, David PIERMATTI, Eric et Didier MARTINOFF).
Autant avant 1985, le Val de Marne était peu représenté à haut niveau, les titres se remportaient chez les jeunes, en deuxième série juniors et seniors, autant les gros clubs Val de Marnais (Choisy le Roi, lvry, Vincennes, Orly, Charenton, Rungis) commencent à concrétiser et à percer dans le concert national et international. Ce qui est surtout très intéressant, c’est de constater la progression quantitative et qualitative de ces résultats. Quasiment tous nos meilleurs représentants ont commencé jeunes, et acquis des titres nationaux en Cadets, en Juniors, pour confirmer en Espoirs, puis en Seniors.
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3/
Si on reprend les différents rapports d’activités du CDBF 94, depuis sa création, on s’aperçoit que les clubs du Val de Marne ont presque tous eu des sections jeunes très performantes, et que celles-ci représentent un pourcentage conséquent de l’ordre de 30 à 35 % de l’effectif total. Il n’est qu’à voir les palmarès de la CNJ pour y trouver les clubs comme le CA Thiais, l’AS Orly, le RSC Champigny, la SVSBF Vincennes, l’US Villejuif, le SC Choisy le Roi, la VGA St Maur, IAMA Rungis et constater le bien fondé d’une politique sportive volontariste en direction des jeunes.
C’est aussi l’époque où les compétitions départementales (challenges et tournois débutants) se consolident, s’étoffent, avec plus de 100 participants par journée, du Prépoussin au vétérant. De ce fait il a fallu aménager le système, avec inscriptions, pesées, constitution des grilles sur place, le tout en moins d’ 1 h 30 pour pouvoir assurer sur 2 voire 3 enceintes le bon déroulement de ces rencontres, il a fallu intégrer les J. Arbitres Stagiaires, les jeunes officiels (déjà), modifier le système de jugement (+, -, 0), créer pour les tournois le système de poules et le tout dans un esprit sportif et totalement bénévole, quel que soit le grade où la fonction, simplement pour la plus grande joie des licenciés. Il y avait bien sûr l’émulation avec les récompenses individuelles, la guéguerre entre les gros clubs pour le gain de la coupe, mais cela restait toujours dans les limites de la convivialité.
Sans dénigrer les autres départements de l’Ile de France, ni les ligues de province, je pense que le CDBF 94 avait plusieurs longueurs d’avance, qu’il était un terrain expérimental essentiel pour le développement de la boxe française savate, même s’il était un peu “jalousé’, voire décrié par certaines instances qui ne pouvaient qu’admettre à contrecoeur le bien fondé des innovations avancées et argumentées. Et là encore une fois, même si j’étais le porte drapeau, rapporteur et l’instigateur de ces démarches, je n’aurais rien pu faire sans l’équipe Val de Marnaise, solidaire, motivée, engagée, qu’ils soient enseignants ou dirigeants. La boxe française, si elle reste un sport de combat individuel, ne peut s’épanouir que dans un esprit d’équipe. Et je peux remercier tous les acteurs du 94 de m’avoir permis cet état de grâce. Mais nous reparlerons plus loin de cet aspect très particulier, qui est le collectif sportif et la conception démocratique du milieu associatif.
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4/
Malheureusement, c’est aussi la suppression de la revue CDBF 94. C’était une institution, avec 67 numéros parus, 3 cahiers pédagogiques, 2 rééditions en fac-similé, l’impression de 2 posters. Qui n’a pas lu ou feuilleté un jour cette revue ? Tirée à 1500 exemplaires, nous avons eu jusqu’à 500 abonnés. Cela a impliqué pour le CDBF 94 de posséder une commission paritaire de presse, un service routage pour la poste, de posséder un numéro SIRET, toutes sortes de contraintes administratives qui permettaient par contre de réduire certains coûts. Mais l’augmentation constante des frais d’imprimerie, le prix du papier ont entraîné sa suspension en 1987. A cette époque, et de par la volonté de la FFBFSDA de mettre la revue à l’index, au titre de revue d’opinion (et donc de ne plus pouvoir diffuser officiellement la revue dans les manifestations sportives), les finances du CDBF 94 n’ont pu suivre celles de la revue.
Je crois sans faire trop de triomphalisme, que nous avions trouvé par cette revue un écho très favorable auprès des enseignants de boxe française, que c’était un très bon outil de travail à la fois technique, pratique, pédagogique et à la portée de tous. Rien à voir avec la revue BFS, qui s’adressait en priorité aux pratiquants pour promouvoir la boxe française savate par l’intermédiaire de ses meilleurs athlètes, ni même avec les circulaires techniques actuelles de
la Commission de Formation, trop pointues et donc accessibles qu’à un nombre restreint de spécialistes.
Les différentes rubriques du CDBF 94 avaient toutes un but de vulgarisation, faites par des “professionnels”, pour être mises en pratique par le plus grand nombre (et je ne me suis pas “offusqué” quand j’ai découvert à plusieurs reprises que dans les stages fédéraux de l’époque, on photocopiait les documents du CDBF 94 pour les distribuer gratuitement aux stagiaires, afin de préparer les différentes épreuves d’examen).
Les tribunes libres étaient toujours d’actualité et permettaient d’émettre des opinions pertinentes, même si parfois elles prenaient les gens à rebrousse-poil. C’est vrai que parfois c’est dérangeant d’être montré du doigt, d’être décortiqué et parfois critiqué. Mais n’est-ce pas aussi la démocratie que de pouvoir s’exprimer à visage découvert, d’accepter l’alternance, le droit de réponse. La polémique n’a jamais été jusque là où on a voulu la mettre, la circonscrire à une revue d’opinion (voire d’opposition).
En fait, le gros a mangé le petit, par des moyens financiers promotionnels disproportionnés, sous couvert d’un certaine liberté de presse, mais bien aussi pour éliminer une critique potentielle, attentive, et bien perçue par de nombreux dirigeants et enseignants de la base. Avec le recul, entre les distensions de l’époque et le constat de l’évolution politique de la FFBFSDA dans les années qui ont suivies, on peut admettre que le CDBF n’était pas totalement dans l’erreur. Malheureusement il n’était plus là pour apporter la nécessaire alternance, l’utile opposition à des prises de position, des actions qui vont perturber les années à venir. Ce que nous analyserons dans le prochain chapitre, consacré à la période 1990 / 95.
5/
En 1987, le 94 connaît sa nouvelle équipe dirigeante, qui est encore approximativement la même aujourd’hui en 1995, soit 8 ans plus tard, malgré la disparition brutale de G. RIVENEZ, notre trésorier, et président de la section boxe française du SC Choisy le Roi. Et quand je parle d’une équipe, ce ne sont pas deux ou trois dirigeants, mais un véritable bureau de 8 à 10 personnes, toutes issues du tissu associatif Val de Marnais, qui se connaissaient déjà, pour la plupart, depuis de nombreuses années et qui fonctionnaient dans le système. C’est ainsi que les responsabilités ont changé de mains, avec une pluralité certaine, une sensibilité des problèmes différente, mais toujours pour la bonne cause, qui était la pratique et la gestion de la boxe française pour l’ensemble de la ligue. C’est sûr, je n’étais pas un gestionnaire averti, un trésorier pointilleux, j’étais plutôt le roi de la cavalerie, et G. RIVENEZ, ainsi que R. MOREL ont eu beaucoup de mérites à remettre les comptes à plat. De ce fait, n’ayant plus ces soucis administratifs, mon action technique et pédagogique, au sein du Val de Marne, s’est trouvée plus disponible. Cela a permis en particulier d’établir avec le Conseil Général du Val de Marne, la DDJS 94, et le CDOS 94, où j’avais de nombreuses connaissances “professionnelles et avec lesquelles j’entretenais d’excellentes relations humaines et sportives, un compte-rendu bilan des 10 années passées, et de signer moralement avec ces instances un programme de développement Sur 3 ans : enseignants, athlètes, jeunes, et d’avoir la garantie d’aides, surtout financières, pour toutes les actions que les CDBF 94 serait amené à planifier.
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Il faut rappeler aussi, que depuis 1975, date de ma nomination de CTD par la DDJS à l’initiative de Mr M. LE SAUX, j’ai assuré pendant 11 ans dans le Val de Marne deux C.P.S. de boxe française et de Canne / Baton, en direction de professeurs d’EPS, d’instituteurs, de licenciés boxe française que j’ai encadré une bonne douzaine de stages, dans le cadre des formations professionnelles continues (F.P.C.) gérées par le Rectorat de Créteil, j’ai été intervenant pendant 5 ans, au titre de spécialiste boxe française (BEES 2° + CTD 94), à I’UEREPS d’Orsay pour les étudiants en licence et maîtrise STAPS, option boxe française, ainsi qu’à l’UV. Sport de Combat du BEESAAPT, pendant 3 ans, sous l’égide de la DDJS 94.
J’ai pu ainsi rencontrer, initier (former et mettre le pied à l’étrier pour certains) plus de 2000 stagiaires (chaque CPS regroupait de 25 à 60 stagiaires... record à Thiais en Mars Avril 1980 avec 86 stagiaires pour un CPS de Canne et baton, à I’UEREPS, chaque année de 6 à 10 étudiants, et au BEESAAPT 20 à 30 futurs brevetés sport pour tous.
Parmi ceux à qui j’ai mis le pied à l’étrier de la boxe française sous couvert des CPS et autres, et qui ont poursuivi leur carrière sportive d’enseignants de boxe française savate, je ne citerai malheureusement que quelques noms (en m’excusant pour tous les autres car cela ressemblerait à un annuaire téléphonique...):

Alain DRUART BEES 3 Ancien Directeur Technique  National - Adjoint de la FFBF Aujourd’hui fonctionnaire DDJS 12
Pierre GAYRAUD Médecin Ancien Président de la FFBF  (de 1982 à 1989) Aujourd’hui installé professionnellement au Pays Basque
Y. KERLIRZIN Prof d’ E.P.S. Détaché au CNRS; travaille actuellement au laboratoire de recherche de I’INSEP
Ph. BATAILLE BEES 2° Professeur d’ E.P.S. à l’Université de Limoges
A. CHAUDESEIGNE BEES 2° Professeur Sport de Combat à I’IJEREPS Aix en Provence
A. LEDOUX BEES 2° Professeur de Tennis à I’UEREPS de Boulouris
M. ZILBERMANN Prof d’ EPS Aujourd’hui Conseiller Pédagogique Départemental de Paris
Y. TOUCHARD Prof d’ EPS Aujourd’hui affecté au Ministère de l’Education Nationale, Département Sport pour le 1° Degré

Donc pour en revenir au CDBF 94, dans ces années là, les cursus de formation ont changé, par une plus grande implication des pouvoirs territoriaux sur le système associatif, par la séparation Education Nationale / Jeunesse et Sports, et nous avons négocié de nouvelles formes d’interventions, sous l’égide du CDBF 94. C’est à dire que l’interlocuteur n’était plus un individu (le CTD) mais une structure associative, déclarée, reconnue et agréée par le Ministère des Sports, qui s’appuyait sur des cadres techniques (le CTD en particulier et d’autres personnes disposant d’un certain “label”).
Cette planification annuelle, découpée en 3 trimestres, a permis d’instituer durablement la formation dans le 94, avec celle des J. Arbitres au premier trimestre, les enseignants (initiateurs, aide moniteurs, moniteurs) au deuxième trimestre, GAT 10 et 2° au troisième trimestre. Parallèlement, les Gants de Bronze fonctionnaient 8 fois par an, À raison dune session par mois, à date et lieu fixes.
Une équipe de cadres s’est donc constituée autour de moi, regroupant les différents enseignants, officiels, dirigeants motivés pour ces actions, chacun ayant sa spécificité, son domaine d’intervention, et cela fiât payant dans le sens où tous les stages (sauf un je crois en 10 ans) ont été assurés, avec une fréquentation importante (15 à 20 stagiaires minimum) et un pourcentage de reçus très élevé.
Naturellement, en tant que CTD, j’en assurais la coordination, mais également le suivi avec les pouvoirs publics, par des rapports de stage, de demandes de subvention, des états récapitulatifs. Un travail peut-être administratif, répétitif; mais essentiel pour apparaître transparent, efficace, et apprécié. D’ailleurs, lors des tables rondes annuelles avec la DDJS 94, ou les réunions d’harmonisation avec le Conseil Général, la boxe française savate, son comité départemental et ses dirigeants étaient régulièrement félicités et encouragés pour leur sérieux et leur efficacité. Résultats confirmés en espèces sonnantes par des subventions conséquentes (mais toujours justifiées).
En réalité, et avec du recul, que ce soient les compétitions départementales (challenges et tournois), les sessions de Gants de Bronze ou les formations de cadres et d’athlètes, je suis persuadé que leur programmation annuelle, leur fiabilité, leur suivi, et leur reconduction systématique d’année en année, ont été un gage de réussite, pour nous, et un gage de confiance pour les pouvoirs publics.
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1990, en cette fin de période florissante pour le CDBF 94, c’est aussi la concrétisation d’une politique sportive avec les jeunes.
Le Val de Marne a donc décidé de créer, seul, un “Championnat Poussins’, puisqu’il n’y avait rien pour eux, ni au niveau régional, ni au niveau fédéral. Même dans le code fédéral de l’époque, tous les textes stipulaient que les compétitions débutaient avec les Benjamins. Et pourtant, dans nos clubs, certains jeunes boxeurs commençaient très tôt à 7 ans, voire 6 et même 5 ans. Ils payaient leur licence à la FFBF, mais restaient sur la touche, sauf lors des compétitions départementales habituelles. Nous avons pensé alors à leur offrir, à eux aussi, leur propre championnat avec les mêmes règles (adaptées naturellement) que leurs aînés, avec le sérieux, le décorum, les problèmes affectifs liés à la confrontation, la joie de la victoire, la déception de la défaite, toutes les valeurs humaines liées à l’apprentissage de la maturité psychique et psychologique, toutes dominantes que la boxe française savate, en tant que sport de combat, possède dans ses bagages.
Mais justement il fallait sortir du cadre traditionnel des tournois débutants organisés par le Val de Marne, et pour les seuls clubs du Val de Marne. Nous avons donc pris l’initiative d’inviter les clubs de l'Ile de France qui souhaitaient tenter l’expérience. Alors, tous les responsables du Val de Marne ont remonté leurs manches, pour réussir cette première. En s’appuyant sur notre expérience, ce premier championnat poussins, s’est déroulé à Arcueil en Juin 90, avec plus de 150 participants, répartis en Pré-poussins et Poussins, Garçons et Filles, Honneur et Excellence. Dès 9 h le matin, la bousculade s’établissait au secrétariat général, 4 pesées étaient organisées, à 10 h 30 Il y avait encore des parents et leurs champions en herbe qui arrivaient, le gymnase était devenu une fourmilière, 3 vrais rings étaient installés, les officiels s’impatientaient, en attendant les grilles. A 11 h 30 les premières rencontres ont commencé et elles se sont poursuivies en non-stop jusqu’à 18 h 00. A l’annonce des résultats (tous les enfants ont été récompensés... pensez-vous ! leur première médaille de boxe française... c’est un événement, on oublie qu ‘on a perdu, gagné, l’instant est pour eux historique !), nous étions fatigués, mais heureux ! la satisfaction d’avoir remporté un nouveau challenge en réussissant, dans un climat bon enfant, une véritable fete pour ces petits “bouts de choux” qui seront peut être les athlètes de demain.
Mais peu importe s’ils vont persévérer ou non, ces tout-petits ont vécu, l’espace d’une journée, un moment inoubliable : chaque gosse afait son ‘film ‘ ajouté au “grand’ et a respecté les règles, les contraintes dans une confrontation directe, le temps de deux ou trois matchs, où l’on est tout seul, sans tricher.
Ce premier championnat ayant fait la quasi unanimité des présents (parents, enseignants, dirigeants), il deviendra ensuite un véritable championnat officiel, en portant le titre de Championnat IDF Poussins, avec son propre règlement. Aujourd’hui nous avons réalisé le quatrième championnat officiel IDF à Gentilly (179 participants et coupe remportée par le SC DRAVEIL avec 35 gosses présents) et la FFBF n’a toujours pas réussi à offrir à ses quelques 2000 licenciés (- 12 ans) son championnat propre!
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Si tout allait bien à priori dans le Val de Marne, la fin de cette période 85 / 90, va voir au niveau national quelques bouleversements par le départ de certains dirigeants. A l’initiative de P. OAYRAUD, le mode d’élection du comité directeur fédéral, uninominal auparavant, s’est transformé en scrutin de liste, avec possibilité de panachage.
Est-ce bien, est-ce mal ? Je suis encore très partagé, car en réalité tout dépend du contexte!
A priori, une liste de 20 personnes, c’est une équipe avec un chef, avec un programme, des objectifs pour une mandature (qui est de 4 ans). Cela implique donc un projet politique, avec des dirigeants solidaires, et même s’il y a possibilité de panachage, c’est surtout un vote sur un projet et non sur un homme, quelque soit son aura ou son rayonnement. C’est vrai que jusqu’à présent les membres du CD étaient élus sur leur image, leur profession de foi, mais toujours en ordre dispersé» ce qui entraînait par la suite des frictions, des démissions ou des tensions nuisibles à la gestion d’une fédération. C’est ce cas que j’ai rencontré personnellement en 1979, et qui m’a amené à quitter à l’époque le Comité Directeur, je m’en suis déjà expliqué plus avant.
Par contre un scrutin de liste reste restrictif dans le sens où la constitution d’une liste demande une programmation à long terme (il faut du temps et des moyens humains conséquents pour l’étoffer et la rendre concurrentielle), mais surtout cela induit d’entrée des distensions de fond entre les équipes. Déjà il faut se positionner pour un projet et donc contre l’autre, avec le risque d’être ‘étiqueté”, ensuite il y a souvent dans chacun des projets du bon et du mauvais, et on risque de freiner certains aspects qui auraient pu être profitables à la boxe française savate. Enfin, il y a toujours ce risque de dérapage, que nous allons rencontrer en
Il
1989, où, quand une liste est élue pour 4 ans, et qu’elle perd sa “tête” en cours de mandat, on assiste à une lutte interne pour la succession et à terme ou obtient une équipe éclatée.
Alors c’est vrai, ce n’est pas toujours très évident, cela demande beaucoup de réflexions, beaucoup d’abnégations, et il faut parfois mettre de l’eau dans son vin, accepter l’alternance.
Par contre et je reviens sur un autre sujet, lié intimement à ce mode de scrutin, c’est celui des “grands électeurs”.
Qu’est-ce que c’est 7 Sous prétexte de réduire les coûts financiers des assemblées générales, sous prétexte d’une plus grande démocratie en faisant débattre les gens dans les ligues, et en faisant élire par la base les représentants de la ligue (le Président de ligue de droit + 2 délégués de ligue), sous prétexte d’avoir ainsi un débat de fond plus “productif” par des intervenants qui sont les soi-disants représentants de la base, on anive à une situation complètement paradoxale, où, au lieu d’avoir des “députés” qui seraient l’émanation du peuple, on a des “sénateurs” qui sont des privilégiés et qui gravitent déjà, de par leurs antécédents, dans le tissu fédéral et sont intimement liés à cette direction. Bon, je sais, il ne faut généraliser, il y a des ligues qui appliquent le processus démocratique, qui débattent des problèmes de fond, qui élisent leurs représentants avec des consignes de vote précises, et qui les transcrivent honnêtement à I’ assemblée générale, mais elles sont loin d’être majoritaires dans ce système, et dans cette démarche.
En définitive, par ce mode de représentativité, l’équipe en place peut contrôler plus facilement toutes les réactions épidermiques, peut jouer d’une certaine sérénité dans sa mandature en agissant sur quelques “gros électeurs” pour neutraliser toute action déstabilisatrice.
La Fédération, sa gestion, sa direction sont devenues un terrain géré par la politique, au sens propre du terme, avec ses avantages et ses inconvénients. Quand on est dans la majorité, tout baigne, quand on est dans l’opposition, on est muselé par tout un système de structures qui isole ou qui minore les volontés contestataires... A moins de faire la révolution I mais là aussi c’est encore au détriment de la boxe française savate, car cela paralyse un certain temps l’évolution de notre discipline, cela dénigre notre sport vis à vis des pouvoirs publics, des médias, des autres sports concurrentiels.
Tout cela P. GAYRAUD l’a vécu entre 83 et 89, avec plus ou moins de bonheur, et comme c’était un excellent “politique”, il a su en profiter au maximum, même en 88 quand il s’est représenté aux élections fédérales.
Sous sa présidence, le boxe française savate a marqué le pas sur le plan quantitatif (14 626 licenciés quand il fut élu en Juin 82, 19 929 licenciés lorsqu’il quitte son siège en Juin 89, avec une pointe à 21 955 en 1986). Par.contre ce fit l’époque de la stabilité, ainsi que celles des grandes réformes structurelles, et une certaine médiatisation des grands événements (après l’éclatant succès de France - USA en 83, sous l’impulsion de Marc GUERIN).
Alors comment juger cette époque? Pas trop mal dans l’ensemble car les acquis sont bien supérieurs aux aspects négatifs.
Mais je rajoute un autre point essentiel, pour être encore plus objectif, c’est celui de la Direction Technique!
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La présidence de P. GAYRAUD s’est appuyé sur une Direction Technique Nationale stable, dirigée par B. ALIX de 81 à 89. En effet une fédération sportive reste en priorité un organisme qui doit gérer un milieu sportif; avec ses compétitions, ses formations, ses officiels, son évolution technique permanente. Les élus Sont surtout des dirigeants qui sont là pour organiser, structurer, diffuser, mettre en application et veiller au bon suivi des textes régissant notre discipline, assurer une certaine transparence, tant financière que morale.
Par exemple en 1987, la Direction Technique Nationale (je me réfère aux Directions Nationales de l’époque) a pour but d’inciter, de coordonner différentes actions, techniques, sportives, pédagogiques, formatives, en direction de tous les publics concernés, avec le soutien administratif fédéral et régional.
Il faut admettre que cette complémentarité entre:
• le Président P. GAYRAUD,
• son Comité Directeur
• la Direction Technique Nationale, composée principalement de:
- B. ALIX, Directeur Technique National,
- H. BRUANDET, Educateur National à I’TNSEP,
- A. DRUART, Directeur Technique National Adjoint, chargé de la formation
principalement,
- S. RIOU, Directeur Administratif, assurant la coordination fédérale,
- J.L. DUBOIS, Responsable du secteur sportif (compétitions et arbitrage), ne pouvait qu’être positive.
Ces applications sont par exemple:
. la création du Gant Violet pour les jeunes,
. le premier National Féminin,
. l’institution des quatre séries “compétitions” féminines,
. la première Coupe d’Europe Juniors,
• la transformation en 88 du Challenge National Jeunes en Championnat de France Benj, Mm, Cadets,
• la création du Championnat France Juniors Première Année,
• le Premier C.I.S.(Classement International de Savate).

Malheureusement, après l’assemblée générale élective de Juin 88, où l’équipe “GAYRAUD” s’est présentée seule et donc a été reconduite, avec c’est vrai un certain renouveau, c’est le début du déclin: Pierre GAYRAUD envisage de se retirer après avoir remis à flots la trésorerie fédérale (car la revue Boxe Française Savate en particulier était devenue trop onéreuse) et Bob ALIX souhaite cesser ses fonctions de DTN après 8 ans de bons et loyaux services.
11 faut analyser cette situation délicate particulière, où la charnière Président / DTN quitte les rênes fédérales simultanément, pour comprendre les complications qui vont s’ensuivre en 1989/90/91.
Avec le système de scrutin de liste; P. GAYRAUD a reconduit quasiment une grande partie de son équipe en Juin 88, et lui-même n’a annoncé son départ que un ou deux mois avant l’assemblée générale suivante programmée en Juin 89 (je me rappelle très bien l’avoir appris ç  par lui un samedi de Mars à Japv à l’occasion, d’un tour de championnat). A-t-il envisagé sa succession ? peut-être, peut-être pas ? D’autant plus qu’avec ce système électif basé sur une olympiade, le nouveau Président serait un Président choisi parmi le Comité Directeur de l’époque puis confirmé par la prochaine assemblée générale, pour poursuivre le mandat engagé par le précédent Président, démissionnaire.
Si l’on rajoute â ce problème celui du départ de B. ALIX et donc celui de prévoir sa succession, on imagine très vite la situation conflictuelle qui s’installe. D’autant plus, comme on l’a vu plus haut, que la paire PrésidentlDTN devait par principe être soudée et complémentaire.
Parmi les membres du Comité Directeur (élections de Corrèze et Relouzat, en remplacement de P. GAYRAUD et Bastienne SALOMON), Main SALOMON alors Président de la FIBFS et Vice Président chargé du secteur international, et pour raisons professionnelles également, ne souhaitait pas cette succession difficile et très astreignante. Restait un seul candidat au poste de Président, Main GANDON de Paris. Cet enseignant de l’Education Nationale souhaitait faire équipe avec A. DRUART, alors DTN-Adjoint chargé de la formation. Il faut dire aussi que la succession au poste de DTN ne pouvait se faire à priori que sur deux noms, DRUART et BRUANDET (pour des raisons structurelles et administratives émanant du Ministère Jeunesse et Sports et de la fonction publique en général).
On se trouve 15 ans en arrière avec le conflit Boxe Française / Savate, et Pédagogues I Compétiteurs.
La décision finale de cette assemblée générale confirme le choix du Comité Directeur et élisant Main GANDON qui prit donc les rênes de la Fédération, sachant que sa majorité au sein du Comité Directeur reste très fragile.
Dix jours après, lors du premier Comité Directeur de cette nouvelle équipe dirigeante, pour mettre en place les responsabilités des uns et des autres, Main GANDON a annoncé sa volonté de travailler avec A. DRUART comme prochain DTN. Cette clause fit refusée par le Comité Directeur présent, et ce fit la démission instantanée d’A. GANDON. C’est malheureusement pour lui le record de la présidence la plus courte de toute l’histoire de la FFBFSDA.
Et c’est Main SALOMON qui dut prendre par intérim la présidence, pour l’année 89/90, et donc se trouver confronté au problème de la nomination du nouveau DTN, tout en devant resserrer l’équipe dirigeante et assurer la maintenance de la FFBFSDA.
Y-a-t’il une morale, ou plutôt une leçon à tirer de cette péripétie ? Personnellement j’en vois trois
1°- Notre institution sportive, qui fait quand même appel â un maximum de bénévoles a du mal à se gérer comme une véritable entreprise privée, performante, si les moyens ne sont pas au rendez-vous (une analyse du NOSF a démontré que notre fédération comme beaucoup d’autres de même ampleur, reste dans un créneau extrêmement délicat, partagé entre la nécessité de s’équiper administrativement, humainement et le manque de moyens financiers, intimement lié aux effecnfs en pré sence).
2°- Une succession se prépare, s’organise avec un délai minimum pour constituer une équipe solidaire, volontaire et motivée, en liaison étroite avec les fonctionnaires du Ministère et les salariés de l’entreprise fédération? Dès que l’on sort du système classique quadriennal (une olympiade), on tombe dans le dévers du système mis en place par P. GAYRAUD, et l’on se retrouve confronté avec deux conceptions, deux systèmes qui ne peuvent se chevaucher sans entraîner d’inévitables complications, liés à tous les paramètres évoqués précédemment.
3°- Malgré 25 ans d’existence de la boxe française savate (à la date de 1990), il y a toujours, en sous-entendu, les deux conceptions fondamentales qui s’opposent celle des
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pédagogues et celle des compétiteurs. J’ai déjà évoqué très longuement ces causes qui remontent à la construction de la FNBF, puis de la FFBF, mais à ce jour (en 1990) on pourrait abattre certaines barrières vieillottes et travailler tous ensemble pour que la boxe française savate offre un visage pluraliste, ne serait-ce que parce que simultanément la concurrence avec les autres sports pieds-poings devient de plus en plus âpre.
Ce sont tous ces aspects que nous étudierons dans les prochains chapitres, celui de la dernière période 1990/95.
En définitive, un président fort, bon politique, soutenu par une DTN en osmose et compétente, ainsi qu’un service administratif efficace, a toutes les chances de réussite. Sans aucun doute, cela s’articule par un travail préparatoire, une espèce de campagne de soutien en quelque sorte, et par la constitution d’une équipe de collaborateurs, efficaces chacun dans leurs domaines et leurs attributions respectifs.
C’est sûr qu’en 7 ans de mandat, P. GAYRAUD a rencontré des oppositions, qu’il lui a fallu lutter pour obtenir une certaine crédibilité et une certaine confiance, mais c’est aussi la preuve que tout n’est pas rose, et que sans un échafaudage solide, personne ne peut rester tout en haut, sans risque de chute plus ou moins brutale. Qu’est-ce qui compose l’échafaudage 9 Tout simplement la base ou les clubs, qui, puisqu’elle est très large,est relativement stable (sauf coup de tonnerre, ras le bol ou autre), au dessus les instances de ligue, enfin le Comité Directeur et les Cadres Techniques.
Ainsi on peut mieux comprendre, par cet exemple, la difficulté de se maintenir en bon équilibre, en haut de cette pyramide, constituée d’éléments disparates.
Un bon président doit être d’abord un bon maçon... c’est une de mes conclusions pour ce chapitre du moins.
* ** A ** ** A A
Nous abordons maintenant, après avoir longuement analysé la précédente, la période 1990 /95, la plus récente et sans doute la plus mouvementée pour toutes les raisons que je vais évoquer, et que nous reprendrons ensuite point par point.
Il va sans dire que les différentes périodes sont toutes articulées les unes aux autres, qu’il faut souvent faire référence à des situations antérieures pour saisir et comprendre le processus évolutif; qu’il soit dans la ligue du Val de Marne, au Comité 11e de France, ou à la Fédération.
Si j’ai voulu remonter l’histoire de la Boxe française depuis 1965, par tranche de 10 ans, je n’aurais pas pu mettre l’accent sur certaines charnières essentielles, spécifiques à la boxe française ; en choisissant une chronologie annuelle, voire sur 2 ans, je serais tombé dans la situation inverse, avec la difficulté d’articuler clairement les différentes étapes politiques, sportives et contractuelles de la fédération, et donc des ligues et des clubs par induction directe. Alors 5 ans, quand on étudie l’annexe chronologique que j’ai établi, cela semblait pour moi plus judicieux.
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Donc revenons à cette période 90/95.
Le plus délicat pour moi, c’est de “saucissonner” cette époque récente, entre la ligue du
Val de Marne, le Comité 11e de France, et la FFBFSDA, car tout est lié et fait appel ensuite à
une rétrospective des périodes passées. En effet, un jeune dirigeant, fraîchement émoulu de son
club ou de sa ligue, parce qu’il est motivé pour que la boxe française s’épanouisse, parce qu’il a
été poussé par sa base pour intervenir dans le concert fédéral, va tomber devant un mur en
béton armé Deux solutions pour lui (ou pour elle)
- s’y casser les dents et abandonner très vite sa fonction bénévole pour se consacrer à son club en tournant le dos aux problèmes majeurs,
- persister, et là le chemin est très long, entre la brèche entamée et le trou suffisamment large pour qu’il puisse entrer, après de nombreuses éraflures, dans la cour des grands.
Car il faut le dire, le système mis en place par P. GAYRAUD, siil avait, à l’origine, une volonté démocratique, s’est transformé très vite en fortin, digne de Vauban où il faut montrer patte blanche pour y pénétrer.
La boxe française n’est pas la seule à être confrontée à cette situation. Depuis 5 ans toutes les fédérations, quasiment, sont l’objet de conflits entre les instances dirigeantes fédérales et les responsables de la base, entre les administratifs et les techniciens, entre les fonctionnaires et les bénévoles. La faute à qui ? Certainement dans un premier temps aux pouvoirs publics qui donnent “carte blanche” aux instances fédérales, dans un deuxième temps au goût du pouvoir (on appelle ça la mégalomanie, avec à terme la paranoïa) enfin à la baisse du bénévolat, et la porte ouverte à tous les arrivistes.
1990 /1995 dans le Val de Marne c’est:
la consolidation de l’équipe des cadres, et son partenariat avec l’IDF pour la constitution des jurys d’examen (mis en place par P. MALTS au niveau régional)»
- l’installation du centre local de haut niveau, d’abord à Vincennes, puis à Thiais
- l’investissement du CDBF 94 dans les échanges franco / russes, et la mise en place d’échanges avec la Réunion,
- la mobilisation générale des clubs du 94 devant la suppression du Championnat de France Benjamin en Juin 93,
- la volonté de déstabilisation du Val de Marne et la tentative de mise à l’index de ma fonction de CTD par D. CHEMINADE, nouveau DTN de la Fédération,
- l’implication du CDBF 94 dans les animations DSQ avec la DDJS 94, le Conseil Général 94 et la DDASS sur le département,
- le renforcement de l’action du 94, au sein du CRIF, dans toutes les activités compétitives (éliminatoires de secteur, phases finales, etc...)
- la reprise en main de la C.R.J. par M. SERRANO et Wioi-mme avec l’aide des autres responsables jeunes de l’IDF, devant le laxisme du responsable de l’époque (F. MOUSSET) et de la CNJ,
lx
- la poursuite d’une politique axée sur les jeunes avec la prise en charge (le plus souvent déficitaire) d’un grand nombre de compétitions régionales et nationales,
- la rupture progressive de partenariat avec la fédération, sur des points sportifs essentiellement (mais qui conservent des connotations politiques) et qui ont impliqué à terme des situations de défiance, voire de bras de fer”, sur certains problèmes épineux,
- le maintien d’une équipe soudée, engagée, qui se bat pied à pied sur tous les problèmes, en respectant l’idéal démocratique.
Pour le CRIF, c’est:
- après une reprise en main ferme de la trésorerie par son actuel président R. MOREL; avec l’aide du CTR de l’époque, Pascal MALtS, c’est de redonner à 111e de France un statut officiel disparu depuis 1983, quand la décentralisation fédérale a donné les pouvoirs aux ligues,
- c’est poursuivre son rôle de confédérateur de ligues (les Comités Départementaux) en gérant au mieux les compétitions régionales et les examens de cadres,
- c’est entretenir des relations étroites avec la DRJS IDF, pour en particulier obtenir des subventions et soutenir toutes les actions sportives;
- c’est renouer une certaine convivialité avec tous les responsables des Comités Départementaux, pour resserrer les liens et redonner du poids à 111e de France,
- c’est se battre pour conserver certains acquits dans le secteur compétitions, en particulier, ne serait-ce que la masse importante de tireurs qu’elle a à gérer, et la difficulté à rentabiliser ses compétitions.
(
Pour la FFBFSDA, après le départ de P. GAYRAUD, elle doit:
- reconstituer une équipe opérationnelle,
- assurer la poursuite de la FIBF Savate, en tant que membre principal,
- mettre en place la Nouvelle Direction Technique Nationale, et faire passer, mus vagues, la nomination de D. CHEMINADE, transfuge du canoê-kayak,
- maintenir une trésorerie toujours très délicate, et régler le problème de la revue fédérale,
- essayer de relancer à la croissance les effectifs, redonner un nouveau souffle aux médias, qui boudent la boxe française savate,
- répondre aux exigences de plus en plus strictes du Ministère concernant les athlètes de Haut Niveau,
le tout en poursuivant la gestion des compétitions nationales, et les évolutions inéluctables, particulièrement le problème des autres sports pieds-poings.
On verra dans cette analyse de 5 ans, qu’en Juin 91, avec l’arrivée à la Présidence de J. HOUEL, les problèmes ont glissé, certains s’estompant tout naturellement, d’autres se radicalisant. Mais nous y reviendrons.
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Vous voyez donc que l’analyse de cette période reste délicate, si on isole chaque cas I Et sans doute que dans les ligues de province, iiy a d’autres problèmes que ceux du Val de Marne, ou du CIUI mais aux intéressés directs de les évoquer, avec leurs propres informations.
Commençons donc par le Val de Marne!
1°- La nomination de P. MALIS puis plus tard celle de M. GIBERT, à la fonction de CTR IDF, a impliqué très vite la nécessité d’uniformiser tous les examens au niveau régional. En effet depuis 1983, chaque département assurait seul ses formations et examens, avec toute la disparité que cela pouvait entraîner. Avec la mise en place d’un collège régional des cadres, chaque département devait s’étoffer pour être à l’unisson de 111e de France, Le travail déjà bien entamé dans le Val de Marne, a permis de constituer une équipe d’enseignants, brevetés, pour intervenir efficacement. Et de ce fait, souvent les autres départements limitrophes envoyaient leurs candidats dans les structures de formation du CDBF 94, bien rodées et planifiées annuellement.
2°- De même, à l’initiative de la DRJS IDF et sous l’impulsion du CTR, nous avons mis en place, dès 1989 le centre local de haut niveau. D’abord à Vincennes, puis plus tard à Choisy le Roi, ensuite à Thiais, où il fonctionne toujours avec St Yvon, comme responsable technique.
3°- Toujours dans l’optique de mieux servir les Val de Marnais, les cadres, dirigeants et responsables du CDBF 94, se sont énormément impliqués dans les compétitions à incidence régionale. Que ce soient pour les premières séries, les deuxièmes séries, le style, les jeunes, le 94 fournissait un grand nombre de lieux, de gymnases, assurait la coordination, le bon déroulement des éliminatoires, et bien souvent les phases finales. C’est vrai que le 94 est bien équipé, bien situé géographiquement, bien desservi par les moyens de transports... Mais il faut aussi un engagement sportif volontaire pour amener à bien toutes ces tâches. Je ne pense pas, à ce jour, que les Val de Marnais qui m’ont épaulé, m’en tiennent rigueur. Il y a d’autres satisfactions, qui sont tout aussi enrichissantes.
4°- 1990, c’est pour le Val de Marne, le début d’une aventure, avec l’URSS, puis l Russie. Tout cela, sans aucun doute, grâce à Gilles LEDUIGOU, responsable du secteur internationa

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  Catherine BARBILLON, Secrétaire du Comité Départemental
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  Claude N'Djeinti, Responsables des Compétitions du Dpt
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  Patrice Chrone, Responsable de la Commission Juge/Arbitre
  patrice.chrone@free.fr

  Stéphane Yvon, Responsable de la Formation du DPT
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  Véronique EISSENBRANDT, Trésorière du CDSBF 94
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